Le sourire étrange de l’homme poisson – Tom Avery

20180418sourireLe sourire étrange de l’homme poisson – Tom Avery – Seuil – 2018

Avec douceur et mélancolie, l’auteur déroule une histoire touchante dans une petite ville côtière anglaise. Jamie est le frère jumeau de Ned. Tous deux parcourent la côte à la recherche de trésors enfouis et découvrent une étrange petite créature, mi-homme mi-poisson. Peu à peu, elle se lie avec Ned et ce dernier s’éloigne de son frère. Des recoupements s’opèrent avec de vieilles histoires de sirène. Jamie fait contre mauvaise fortune bon cœur : cette créature vient certainement guérir Ned de la mucoviscidose.

Furtivement, délicatement, Tom Avery propose une nouvelle vision de l’Ankhou, emplie de poésie et de nostalgie. Un seul regret, la traduction mal venue du titre qui en anglais donnait tout son sens au livre « Not as we know it » (extrait de Star Treck).

A partir de 11 ans. Avis : +

 

 

 
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Quelqu’un qu’on aime

quelqunQuelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal. « Exprim' ». Sarbacane. 2015

Un road movie malaussénien des plus réjouissants ! Certes, le style est parfois familier, mais comment pourrait-il en être autrement pour des pensées bien souvent adolescentes ? Les personnages sont merveilleusement politiquement incorrects. Matt, jeune père presque malgré lui, emmène son grand-père, Papy Gary, sur les traces de Pat Boone, l’idole passée, en un ultime voyage à travers les Etats-Unis. Au moment du départ, il découvre l’existence de sa fille, bébé. Le couple devient donc trio. Puis, tempête de neige oblige, le trio se transforme en troupe et les voilà affublés en sus, d’un ado en fugue et d’une cadre trentenaire légèrement paumée. Les liens se forgent : amitié, famille, maladie, amour, toutes les questions essentielles sont abordées dans ce petit bijou d’émotions. On rit, on pleure, on se sent bien. Bravo de la JPL. Avis : ♥. Plus de 13 ans.

Oh, boy !

oh boyOh, boy ! de Marie-Aude Murail, Ecole des Loisirs « Médium » rééd. 2015 (1997)

Il y a du Pennac et du Malaussène dans la famille Morlevent. Tous abandonnés, le grand frère surdoué veut s’occuper de ses deux petites soeurs, et les adultes, les « presque » frère et soeur, veulent en récupérer la tutelle. La solidarité se construit gaiement et de manière déjantée, dans l’adversité, face à la maladie. On retrouve ainsi une sacrée fratrie de cabossés de la vie ! Pas d’individus lisses, juste des êtres pleins de défauts mais si attachants ! On rit, on pleure, les dialogues sont mordants et truculents. A lire d’une traite (de toute manière vous ne pourrez plus le lâcher !).

Multiples prix en 2000 et 2001. Adaptation télévisée en 2008 par Thierry Benisti (On choisit pas ses parents). Et surtout adaptation au théâtre par Catherine Verlaguet (l’excellente auteur de L’Oeuf et la poule) en 2010 récompensée par le Prix Molière du jeune public.

Avis : ♥♥

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